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De nouvelles opportunités à l’étranger

L’internationalisation et l’émergence du télétravail intercontinental - appelé modèle « offshore »* - devrait amener un développement des « métiers d’interface ». Ces métiers sont exercés par des informaticiens connaissant la culture, les habitudes de travail et la langue des pays où sont implantées les sociétés ou les filiales avec lesquelles ils travaillent. Il est clair que sous-traiter ou faire développer un produit en « offshore » ne couvre pas 100 % d’un besoin. Il y a toujours un complément qui s’exécute sur le terrain national. Ce travail de coordination, plus exactement ce métier de chef pour projets externalisés à l’étranger, devient extrêmement important. Et il s’applique à toutes les compétences que peut demander un projet d’envergure : compétences en architecture, métier, processus, maîtrise d'ouvrage,... Il y a un besoin clair de savoir travailler, savoir sous-traiter, coopérer avec des sociétés externes.
En effet, l’autre phénomène important lié à cette sous-traitance internationale est la délocalisation des métiers très techniques, comme peuvent l’être l’assistance ou le support de haut niveau. De nombreuses SSII françaises emploient, par exemple sur leurs sites « nearshore »* de Barcelone où de Bucarest, de nombreux français pour assurer le support de leurs systèmes et réseaux. Les jeunes informaticiens français qui veulent travailler à l’international ont ainsi des opportunités qui n’existaient pas par le passé. |
Structures et méthodes industrielles

De très bonnes connaissances méthodologiques sont également nécessaires à cet informaticien qui joue le rôle d’interface entre le client et son prestataire offshore. Très différente de la gestion d’un projet local, la gestion de projets offshores demande l’instauration préalable de principes de fonctionnement, ainsi que des structures de communication spécifiques. En effet, il faut que les problèmes de terrain remontent le plus vite possible vers le donneur d’ordre. Donc, il faut mettre en place de véritables outils de communication et de gestion des requêtes. Leur rôle est particulièrement important au commencement du projet. Ces méthodes destinées à prévoir à l’avance les risques de dérapage d’un projet sont également utilisées « en interne », avec les mêmes objectifs de rationalisation de l’activité et de formalisation des méthodes.
Organisation de la relation client-fournisseur, définition des référentiels, normalisation de la gestion des services…Cette démarche d’industrialisation conduit vers une nouvelle forme de professionnalisation des métiers du numérique. Tous ces nouveaux métiers créés par l’accroissement des activités internationales, et par les centres de production mutualisés des SSII, donnent ainsi une place plus importante aux procédures de qualité et de certification des logiciels et des services. |