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Entre 20 000 et 50 000 informaticiens estimés en France en 1966, un peu plus de 200 000 en 1980 et près de 600 000 en 2006* : « À la fin des années soixante, le nombre d’informaticiens a dépassé les 100 000. Il a ensuite progressé plus doucement pour repartir brutalement à la hausse au moment de l’apparition des micros et des réseaux. La vague internet a concrétisé cette progression, éclatant en deux le métier d’informaticien : le praticien technique (de formation informatique) et le décideur stratégique (ayant la double compétence) », peut-on lire dans la revue spécialisée en informatique, en commentaire des chiffres donnés sur le nombre d’informaticiens.
Une croissance des salaires deux fois plus élevés que la moyenne

Intéressant de remarquer aussi que cette croissance vigoureuse du nombre d’informaticiens, ne s’est pas accompagnée d’une baisse des salaires : selon la revue spécialisée, en effet, le salaire moyen brut annuel de l’analyste programmeur serait passé de l’équivalent de 3 811 € en 1966 à 40 000 € en 2005, soit une multiplication par 11 en l’espace de 40 ans. Ce qui correspond à une croissance sur la même période, deux fois plus rapide que celle du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance). Depuis le 1er juillet 2007, celui-ci a été fixé à 1280 € brut par mois sur la base de semaine de 35 heures, soit 1 005 € net. Pour comparaison, le salaire moyen brut de l’analyste programmeur était de 2850 € au début de l’année 2008, selon le site d’information sur les salaires suisjebienpaye.fr**. |
Spécialisation et diversité vont de pair

Cette croissance des métiers du numérique va de pair, bien sûr, avec une intensification et un renouvellement des spécialisations. Il existe de moins en moins d’informaticiens aux compétences - et donc au statut professionnel - figées, c'est-à-dire susceptibles d’être rangées dans des catégories immuables dans le temps. En revanche, il y a de plus en plus de professionnels capables de concevoir ou de travailler sur un nombre de plus en plus grand de technologies et de produits du marché, des grands progiciels de gestion en passant par les bases de données. Leur expertise et leur évolution de carrière dépendront alors pour partie du secteur d’activité de leur employeur. Ainsi, selon l’enquête Ipsos IT effectuée en 2006 par l’institut de sondage Ipsos***, les informaticiens en France se répartissaient alors en trois grandes catégories, d’inégale importance : 113 000 d’entre eux travaillaient dans le secteur des SSII et éditeurs de logiciels, 27 000 chez les constructeurs et leurs partenaires, et le plus gros des bataillon, 222 000 dans les entreprises utilisatrices d’informatique. Parmi elles, Renault, PSA, AXA,… sont les plus gros employeurs d’informaticiens. Et surtout, à peu près tous les métiers du numérique y sont représentés |