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Le Quebec, terre d’asile du multimédia
Première raison : des logiciels d'animation et d'effets spéciaux cinématographiques à la réalisation de jeux vidéo, la création numérique est une voie amplificatrice, avec ses hauts et ses bas. Quand ça va bien, c'est l'explosion. Quand ça va mal, c'est la catastrophe. Pour emprunter cette voie, il vaut donc mieux être plutôt aventurier que carriériste. A Montréal au Québec par exemple, où se sont retrouvés pas mal de grands noms de la création numérique, la société française Ubisoft emploie déjà plus de 1 000 personnes. Et elle vient d’annoncer qu'elle y doublerait certainement son effectif d'ici 2010. Montréal est ainsi devenu le pôle mondial de l'industrie des médias numériques interactifs. Selon l'Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ)*, cette industrie serait plutôt jeune, avec des entreprises dont l’âge atteint tout juste 6 ans en moyenne. Ce serait aussi, plutôt une industrie de main-d'œuvre, 85 % des professionnels y sont des salariés à temps plein. Elle serait également relativement concentrée : les 18% d’entreprises dont les revenus sont supérieurs à 1 million de dollars canadiens rassemblent les trois quarts des emplois, pour 85 % du chiffre d’affaires du secteur. |
Un métier qui se spécialise
Actuellement très recherché aussi en France**, le métier de programmeur multimédia exige de bonnes compétences en mathématiques. Ou plutôt les métiers. En effet, les entreprises de création numérique sont généralement organisées en studio de production, où chacun remplit une tâche bien précise. Différents types de développeurs travaillent donc de façon complémentaire dans ces studios. Les uns sont spécialisés sur les briques de base, comme les librairies destinées aux nouvelles consoles ou les moteurs de jeu. D’autres sont des experts du 3D ou du rendu. D’autres conçoivent des outils maisons, par exemple pour les designers qui scénarisent les jeux. D’autres, enfin, travaillent sur le contenu des jeux.
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